Prix Gérard-Parizeau 2025

Thierry Nootens, Historien et professeur titulaire à l’Université du Québec à Trois-Rivières

L’expertise de Thierry Nootens porte sur l’histoire de la justice civile et du droit civil, l’histoire de la famille, des femmes et du genre, ainsi que sur l’histoire de la bourgeoisie et des entrepreneurs, aux XIXe et XXe siècles.

Il se sert notamment de la région de la Mauricie comme terrain d’enquête, ce qui rend ses recherches novatrices, à l’instar de son usage intensif des archives judiciaires et de la jurisprudence ancienne. Cette documentation lui permet de contextualiser des phénomènes historiques de grande ampleur comme la monétarisation de la vie sociale, l’évolution des rapports sociaux de sexe et la place changeante du patrimoine dans les dynamiques intrafamiliales et intergénérationnelles. Ses travaux l’ont également amené à étudier de grandes familles du monde des affaires, tels les Masson et les Rolland.

Récompensé en 2016 par l’Institut d’histoire de l’Amérique française, il reçoit le prix Guy-et-Liliane Frégault pour l’article « Les plaideurs en Cour supérieure, 1880-1890 : classe, genre et juridicité durant la transition au capitalisme industriel » paru dans le volume 68 de la Revue d’histoire de l’Amérique française. Le Comité canadien de l’histoire des femmes de la Société historique du Canada le récompense quant à lui en 2014 du prix Hilda-Neatby pour le meilleur article de langue française en histoire des femmes grâce à l’article « ‘Des privations ne peuvent pas constituer une fortune’ : les droits financiers des femmes mariées de la bourgeoisie québécoise face au marché, 1900-1930 ».

Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire du droit civil au Québec à l’époque contemporaine (XIXe et XXe siècles) de 2012 à 2017, chercheur au Centre interuniversitaire d’études québécoises (CIEQ) et codirecteur de cette unité de recherche depuis 2018, Thierry Nootens prépare actuellement la première monographie sur l’histoire de la Cour supérieure. Il jette également les bases d’une grande enquête sur les femmes ayant vécu en région au Québec au XXe siècle qui mettra en lumière la part prise par les femmes, incluant les communautés religieuses, au développement des communautés régionales.