Communiqués

Prix Gérard-Parizeau 2026

HEC Montréal a attribué le prix Gérard-Parizeau 2026 à Catherine Beaudry – Professeure titulaire au Département de mathématiques et de génie industriel de Polytechnique Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en gestion et en économie de l’innovation.

Accompagnée d’une bourse de 30 000 $ et accordée en alternance par HEC Montréal et l’UdeM, cette distinction prestigieuse souligne cette année la contribution exceptionnelle de la professeure Beaudry dans le domaine de la gestion et de l’économie de l’innovation.

La lauréate présentera une conférence dans le cadre de la cérémonie de la remise officielle du prix, le 6 octobre 2026, à HEC Montréal, sous le thème : « Propulser l’innovation grâce aux données ».

À propos de Catherine Beaudry

Catherine Beaudry possède un baccalauréat en génie électrique de Polytechnique Montréal, ainsi qu’une maîtrise et un doctorat en sciences économiques de l’Université d’Oxford. Depuis le début de sa carrière professorale à Polytechnique Montréal en 2002, elle participe activement à l’avancement des connaissances dans son secteur. 

Voici quelques faits saillants qui témoignent à la fois de l’ampleur de ses recherches, de leur rayonnement et de son leadership scientifique :

  • Pour réaliser ses travaux, elle a obtenu des financements considérables d’une multitude de sources gouvernementales et privées à travers le monde. 
  • En 2018, elle a créé 4POINT0, qui regroupe 40 chercheuses et chercheurs du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Italie et du Royaume-Uni, ainsi que des partenaires des milieux public et privé. Son outil avant-gardiste de fouille de texte et de données, qui mesure l’incidence économique des écosystèmes d’innovation, a donné lieu à de multiples travaux et publications ainsi qu’à un livre blanc. 
  • Ayant publié 65 articles scientifiques, 5 livres et 22 chapitres de même que 51 rapports de recherche, elle a en outre été fréquemment sollicitée comme conférencière et consultée pour son expertise au Québec, au Canada et à l’international, entre autres par l’Organisation de coopération et de développement économiques, l’Institut de la statistique du Québec, le Secrétariat du Conseil du trésor, Innovation, Sciences et Développement économique Canada.
  • Elle a dirigé ou codirigé 52 étudiantes et étudiants à la maîtrise, 25 doctorantes et doctorants, en plus de 14 chercheuses et chercheurs postdoctoraux. 
  • Elle est membre de plusieurs regroupements et entités de renom, notamment le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations, le Centre interdisciplinaire de recherche en opérationnalisation du développement durable, le Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie, l’Institut de valorisation des données, le Groupe consultatif stratégique sur les installations de recherche nationales de la Fondation canadienne pour l’innovation.
  • Au cours de sa carrière, elle a reçu maintes distinctions, dont le prix Acfas Jacques-Rousseau pour la multidisciplinarité (2022) et le Prix d’excellence en recherche et en innovation de Polytechnique Montréal (2024). En 2021, elle a été élue membre de l’Académie des sciences sociales de la Société royale du Canada et y occupe maintenant le poste de secrétaire. 

Prix Gérard-Parizeau 2025

La Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal annonce la remise du prix Gérard-Parizeau 2025 à Thierry Nootens pour ses travaux au croisement de l’histoire sociale du Québec et de l’histoire du droit civil.

Le prix Gérard-Parizeau, l’un des plus importants du domaine de l’histoire, souligne son 25e anniversaire cette année. À cette occasion, le Comité de sélection a souhaité ouvrir le concours à tous les chercheurs et chercheuses dont les travaux portent sur l’histoire du Québec, plutôt que de sélectionner une thématique comme il en est coutume. Thierry Nootens, historien et professeur à l’Université du Québec à Trois-Rivières, se voit donc attribuer le prix Gérard-Parizeau 2025.

L’expertise de Thierry Nootens porte sur l’histoire de la justice civile et du droit civil, l’histoire de la famille, des femmes et du genre, ainsi que sur l’histoire de la bourgeoisie et des entrepreneurs, aux XIXe et XXe siècles. Il se sert notamment de la région de la Mauricie comme terrain d’enquête, ce qui rend ses recherches novatrices, alors que l’historiographie de ces sujets est centrée sur Montréal. Adepte des archives de tribunaux, il puise ses sources dans des dossiers judiciaires originaux ou de la jurisprudence publiée, ce qui lui permet de contextualiser des phénomènes historiques faisant écho à certains enjeux contemporains comme la monétarisation de la vie sociale, l’évolution des rapports sociaux de genre et la place changeante du patrimoine dans les dynamiques intrafamiliales et intergénérationnelles.

Chercheur au Centre interuniversitaire d’études québécoises (CIEQ) et codirecteur de cette unité de recherche depuis 2018, Thierry Nootens témoigne d’une impressionnante productivité scientifique comme d’une grande rigueur méthodologique. L’envergure de ses travaux en cours s’inscrit dans cette lignée : il prépare actuellement la première monographie sur l’histoire de la Cour supérieure, tout en jetant les bases d’une grande enquête sur les femmes ayant vécu en région au Québec au XXe siècle. Avec deux monographies à son actif et plusieurs autres projets à venir, Thierry Nootens s’impose déjà en tant qu’autorité dans les domaines de l’histoire sociale, de l’histoire de la famille et de l’histoire du droit civil au Québec.

En cette 25e édition, l’attribution du prix Gérard-Parizeau à Thierry Nootens permet de faire le pont entre les deux disciplines visées par ce prix, l’histoire et la finance, comme ses travaux l’ont également amené à étudier de grandes familles du monde des affaires, tels les Masson et les Rolland.

Le prix Gérard-Parizeau est assorti d’une bourse de 30 000 $. À la remise du prix, le lauréat prononcera une conférence sur ses travaux. Cette conférence, organisée par la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal, aura lieu à l’automne prochain à l’UdeM et sera ouverte au public.

Prix Gérard-Parizeau 2024

HEC Montréal a attribué le prix Gérard-Parizeau 2024 à Pascale Lehoux, professeure titulaire au Département de gestion, d’évaluation et de politique de santé à l’Université de Montréal (UdeM).

Accompagnée d’une bourse de 30 000 $ et accordée en alternance par HEC Montréal et l’UdeM, cette distinction prestigieuse souligne cette année la contribution exceptionnelle de Mme Lehoux dans le domaine de l’innovation en santé.

La lauréate présentera une conférence dans le cadre de la cérémonie de la remise officielle du prix, le 18 septembre 2024, à HEC Montréal, sous le thème :

« L’innovation responsable en santé à l’interface des politiques économiques et de santé. Ou comment sortir des sentiers battus pour penser la gouvernance de l’innovation au 21e siècle? ».

À propos de Pascale Lehoux

Pascale Lehoux possède un baccalauréat en design industriel, une maîtrise en aménagement et un doctorat en santé publique de l’UdeM, de même qu’un postdoctorat en dynamiques scientifiques et technologiques de l’Université d’Amsterdam. Voici quelques faits saillants de sa carrière universitaire, amorcée en 1998 au Département d’administration de la santé de l’UdeM :

  • De 2005 à 2015, elle a été titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les innovations en santé. Son étude de 7 ans sur l’innovation responsable en santé (intitulée « In Fieri ») a été classée 22e parmi les 150 programmes financés dans le cadre du concours Fondation des Instituts de recherche en santé du Canada.
  • Elle a été coresponsable de la recherche à l’Observatoire international des impacts sociétaux de l’intelligence artificielle et du numérique, de 2018 à 2022.
  • Membre du conseil d’administration de l’Institut national d’excellence en santé et services sociaux de 2018 à 2023, elle en est maintenant la vice-présidente scientifique depuis 1 an.
  • Elle a publié 2 livres et 165 articles, en plus de développer de nombreuses initiatives en mobilisation des connaissances.

Prix Gérard-Parizeau 2023

La Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal annonce la remise du prix Gérard-Parizeau 2023 à Paul-André Linteau, historien et professeur émérite à l’Université du Québec à Montréal, pour sa carrière en histoire urbaine de Montréal.

Le prix Gérard-Parizeau 2023 honore les grands travaux portant sur l’histoire urbaine du Québec. Monsieur Linteau reçoit cet honneur pour l’ensemble de sa carrière, et notamment pour avoir marqué le champ de l’histoire urbaine de Montréal. Le prix est accompagné d’une bourse de 30 000 $ et, lors de la remise du prix, le lauréat aura l’occasion de tenir une conférence sur ses travaux. Cette conférence, organisée par la Faculté des arts et des sciences, se tiendra le 28 septembre prochain à l’Université de Montréal et sera ouverte au grand public.

Diplômé en histoire de l’Université de Montréal (1968, 1969, 1975), Paul-André Linteau est professeur à l’Université du Québec à Montréal depuis la fondation de l’université en 1969. Deux grands axes guident ses recherches : la ville, plus particulièrement Montréal et l’époque contemporaine québécoise. Ainsi, à travers une trentaine de livres, plus de 80 publications et une centaine de communications, il explique le phénomène de l’urbanisation, l’organisation de l’espace urbain et les conditions qui permettent le développement de la ville, les caractéristiques sociales et culturelles des populations qui l’habitent, mais aussi la complexité de l’histoire contemporaine du Québec et l’ensemble des facteurs qui l’ont façonnée. Reconnu internationalement comme étant le spécialiste de l’histoire montréalaise, il est codirecteur du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal. Monsieur Linteau ajoute le prix Gérard-Parizeau à une longue liste de prix et d’honneurs qui couronnent sa contribution exceptionnelle au champ de l’histoire contemporaine du Québec : membre élu de la Société royale du Canada, prix Léon-Gérin 2012 (Prix du Québec), chevalier de l’Ordre national du Québec, prix André-Laurendeau 1993 (Acfas), pour ne nommer que ceux-ci.

« De son statut de pionnier dans le champ de l’histoire urbaine du Québec, Paul-André Linteau avait le profil tout indiqué pour recevoir le prix Gérard-Parizeau 2023. Ces ouvrages demeurent incontournables pour toute personne s’intéressant à l’histoire de Montréal. » – Éric Montpetit, vice-doyen Recherche, découverte et création de la Faculté des arts et des sciences et vice-président du jury d’attribution du prix histoire Gérard-Parizeau.

Le prix Gérard-Parizeau récompense l’œuvre d’une carrière de chercheur, de professeur ou d’une personne d’action. Il est remis en alternance dans les champs de l’histoire (série Université de Montréal) et dans ceux de la gestion, de l’assurance et de l’économie (série HEC Montréal).

Prix Gérard-Parizeau 2022

HEC Montréal annonce l’attribution du prix Gérard-Parizeau 2022 à M. René Garcia, professeur titulaire de sciences économiques à l’Université de Montréal.

Cette distinction prestigieuse, accompagnée d’une bourse de 30 000 $, est accordée en alternance par HEC Montréal et l’Université de Montréal. Elle souligne cette année la contribution exceptionnelle du professeur Garcia dans le domaine de l’étude de la conjoncture économique et des marchés financiers. Le lauréat présentera une conférence publique sur le thème de son choix dans le cadre de la remise officielle du prix, qui aura lieu le 11 octobre 2022.

 

À propos du professeur René Garcia

Titulaire d’un doctorat et d’une maîtrise en économie, respectivement de l’Université de Princeton et de l’Université de Montréal, M. Garcia est fellow du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO), chercheur au Centre interuniversitaire de recherche en économie quantitative ainsi que membre associé de la Toulouse School of Economics. Il a commencé sa carrière de professeur à l’Université de Montréal en 1992, l’a poursuivie en 2007 à l’EDHEC Business School et est de retour à l’Université de Montréal depuis 2016.

Parmi ses nombreuses réalisations, notons sa participation à l’établissement de la discipline connue aujourd’hui comme l’économétrie de la finance par le lancement du Journal of Financial Econometrics en 2003, en collaboration avec M. Eric Renault, de même que sa contribution à la création de programmes innovateurs, dont la maîtrise interdisciplinaire en finance mathématique et computationnelle à l’Université de Montréal et le doctoral en finance à l’EDHEC Business School à l’attention des cadres de haut niveau de l’industrie financière.

Il a aussi été titulaire de la Chaire Hydro-Québec en gestion intégrée des risques et en finance mathématique, de 2002 à 2006, de même que vice-président du groupe Finance et directeur scientifique du CIRANO. D’ailleurs, son implication de longue date au sein de ce dernier a été déterminante dans le développement de partenariats et de modes de proximité entre la recherche universitaire et la pratique financière.

À ce jour, il a donné plus de 250 communications savantes dans des séminaires et conférences, compte plus de 6500 citations dans Google Scholar et a reçu 3 prix du meilleur article.

Le Prix Gérard-Parizeau 2020 récompense deux historiens

Le prix Gérard-Parizeau a été remis à deux historiens qui se sont distingués par leurs travaux en histoire ou dans des disciplines connexes dans une perspective historique.
Le comité responsable du prix Gérard-Parizeau, volet histoire, a choisi de récompenser deux personnes cette année. Pierre Anctil, historien et professeur à l’Université d’Ottawa, et Bruno Ramirez, historien et professeur à l’Université de Montréal, ont reçu cette distinction au cours d’une cérémonie tenue le 1er octobre à l’UdeM. L’objectif du prix de 30 000 $ est de souligner la valeur et l’originalité de la pensée et de l’œuvre d’une historienne ou d’un historien qui s’est distingué par ses travaux en histoire ou dans des disciplines connexes dans une perspective historique.

Élu à la Société royale du Canada en 2012 et conférencier reconnu par ses pairs, M. Pierre Anctil se consacre à l’histoire de l’immigration juive au XXe siècle au Québec dès le début de sa carrière. Il fait ainsi connaître aux francophones le récit historique des Juifs montréalais. M. Anctil a pu explorer de manière à la fois exhaustive et détaillée les archives en langue yiddish constituées par les témoins de la grande vague migratoire est-européenne du début du XXe siècle. Cette approche audacieuse et nouvelle lui a permis de développer une grande originalité dans sa démarche historique. Il a publié de nombreux ouvrages et articles sur le sujet. M. Anctil est notamment l’auteur de l’ouvrage illustré « Saint-Laurent, la Main de Montréal » (2002), un recueil d’articles intitulé « Trajectoires juives au Québec » (2010) et « Histoire des Juifs du Québec » paru en 2017 ayant pour thème l’histoire des Juifs québécois se déroulant sur quatre siècles.

Dès son arrivée à l’Université de Montréal en 1977, M. Bruno Ramirez se fait connaître rapidement par ses recherches sur l’histoire de l’immigration italienne au Québec avec la publication en 1984 du livre « Les Premiers Italiens de Montréal : l’origine de la Petite Italie du Québec ». Ses recherches pour ce livre l’ont mené dans la région italienne de Molise d’où venait la majorité des immigrants italiens de Montréal. Ce livre a, par ailleurs, attiré l’attention du réalisateur Paul Tana qui s’en est inspiré pour son documentaire « Caffé Italia, Montréal » en 1985. L’intérêt de M. Bruno Ramirez pour la création cinématographique l’a amené à scénariser plusieurs films au sujet de l’immigration italienne dans la métropole et au Québec. Tout en poursuivant ses travaux sur les Italiens à Montréal, il a effectué des recherches sur l’émigration des Canadiens français aux États-Unis, notamment sur les ouvriers et les ouvrières canadien(ne)s-français(e)s dans l’industrie du textile de la Nouvelle-Angleterre. Ce mouvement migratoire méritait une étude élargie dont les résultats ont été publiés dans la monographie « Par monts et par vaux : migrants canadiens-français et italiens dans l’économie nord-atlantique, 1861-1916 » (1991). Auteur de nombreux ouvrages et conférencier renommé, M. Ramirez a grandement contribué à nos connaissances sur les mouvements migratoires au Québec.

Le prix Gérard-Parizeau est accordé chaque année en alternance dans le domaine de l’histoire (série Université de Montréal) et dans celui de la gestion et de l’économie (série HEC).

Avis de décès du professeur Claude Montmarquette

Lauréat du prix Gérard-Parizeau Économie et gestion 2019, le Professeur émérite Claude Montmarquette nous a quitté le 8 septembre 2021. Le Professeur Montmarquette a marqué sa discipline, la science économique, sur plus de 50 ans en participant activement aux débats entourant les politiques publiques au Québec, notamment en éducation, thématique pour laquelle il a reçu le prix Gérard-Parizeau. Il a formé plusieurs générations d’économistes et encouragé de nombreux jeunes chercheurs à poursuivre des travaux prometteurs sur des enjeux économiques au Québec. La Fondation Gérard-Parizeau tient à lui rendre hommage pour cet héritage qu’il a légué aux jeunes générations.